Ecole


Birankaï

Lavaux Aïkido, ou de son nom japonais Ten Jin Chi Kan, est l'un des cinq dojo de l'école du Birankaï en Suisse.

 

T.K. Chiba Sensei raconte la création de l'école du Birankaï :

 

"Au camp d’été 1997 de Méjannes le Clap, l’un des principaux instructeurs français m’a demandé de trouver un nom pour notre communauté internationale de pratique de l’Aïkido, qui voyait sa taille augmenter rapidement d’année en année. La communauté dont il s’agit est née de façon naturelle, puis, à travers les échanges d’instructeurs en provenance de la Fédération d’Aïkido de la Côte Ouest des Etats-Unis (USAF Western Region), du British Aikikai, de divers dojos français et de leurs associés en Grèce, en Suisse et en Allemagne, elle a grandi pour devenir une famille internationale dotée d’un caractère fort et bien reconnaissable. La nécessité, de donner un nom à cette communauté tenait en partie à la situation politique qui prévaut en Europe, où l’Aïkido fait l’objet d’un contrôle organisationnel très rigide, et notamment d’un encadrement administratif qui a tendance à neutraliser le flux libre et ouvert de la relation élève-enseignant, l’une des plus hautes priorités de notre activité. Cette situation a incité de nombreux membres, qui souffrent d’un sentiment de manque d’identité dans leur vie d’aïkidoka, à se mettre en quête d’une nouvelle direction pour sortir de l’état de confusion et d’insatisfaction qui règne actuellement.

 

Après deux ans de mûre réflexion, j’ai choisi le nom Birankaï. Le mot Biran appartient à la terminologie bouddhique et désigne la tempête cosmique qui précède les changements survenant dans l’ordre cosmique. C’est une force de rétablissement qui se manifeste spontanément pour restaurer l’ordre. La tempête peut être puissante et violente. Mais dans le même temps elle produit un effet de guérison par le nettoyage et la purification. En janvier 2000, j’ai décidé de profiter du changement de millénaire et de l’année du Dragon pour donner le coup d’envoi officiel du Birankaï. Pendant le Camp d’été 2000 de la USAF WR, qui s’est tenu au mois de juin à San Diego, j’ai désigné, le Docteur Rikko Varjan pour être le premier membre directeur de la famille Birankaï. Le bol qu’on voit ici, avec ses trois motifs en cercle, correspond parfaitement à ma vision du Biran. Au centre, une puissante spirale d’énergie émerge d’un mystérieux arrière-plan tricolore associant le blanc cendre, le vert profond et le bleu. Le second motif (qui semble fait au couteau ou à la spatule) entoure le premier de pétales de fleurs d’un brun couleur de fumée, avec de belles taches de vert profond et de bleu partant du centre, comme une aura propulsant la spirale d’énergie. Ce motif évoque pour moi les effets d’amida yasuri (l’aura du Bouddha), qu’on voit souvent irradier vers l’extérieur dans les tsuba [gardes de sabre] japonais. Le brun clair du pied se mêle à ses trois couleurs pour donner là encore l’impression d’une tache qui s’étend. Il émane de l’ensemble, et des puissants effets de feu et de fumée sans aucun vernissage manifeste, un sentiment de beauté mystérieuse. Les parois du bol, qui s’élèvent progressivement au-dessus du pied à un angle de quarante degrés, expriment simultanément l’expansion et la contraction ou la force centripète et centrifuge. Je ne suis pas certain des origines du bol, mais il me semble qu’il s’agit d’une poterie japonaise de Bizen ou Tamba. Je l’ai trouvé dans une pile de choses sans valeur au milieu de mon garage pendant l’été 1999, à peu près au moment où j’ai choisi le nom Biran. Quelle parfaite coïncidence ! ai-je tout de suite pensé. J’ai appris par la suite que ma femme l’avait trouvé posé sur une poubelle dans une rue voisine. C’était sans aucun doute un don du Ciel et une bénédiction pour le Birankaï."